Paludes 511 du vendredi 16 janvier 2009
Par Nikola le vendredi 16 janvier 2009, 13:13 - Emissions - Lien permanent
Au programme, une lecture (Linda Lê) et l'Arrache-Coeur 288 (Thomas Bernhard, Linda Lê, Bernard-Marie Koltès) à écouter sur cette page.
LECTURE:
- "Une porte sans clé, une clé sans porte" in Au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau de Linda LÊ, éd. Christian Bourgois, 2009: Lecture par Carole
ARRACHE-COEUR 288:
Un enfant (Ein Kind,
1982) de Thomas
BERNHARD, traduit de l'allemand par Albert Kohn, éd. Gallimard, 1984; rééd. Récits, coll.
Quarto, 2007:
L'Origine et La Cave ont été chroniqués ici. Le Souffle et Le Froid ici.
Au fond de l'inconnu pour trouver
du nouveau (2009) de Linda
LÊ, éd. Christian
Bourgois, 2009:
Combat de nègre et de chiens
(1989) de Bernard-Marie
KOLTÈS, éd. de Minuit,
1989:
Commentaires
Linda Lê figurant parmi mes auteurs favoris, j'ai écouté votre chronique avec beaucoup d'attention. Dernièrement, son In Memoriam m'avait vraiment emballé. Il s'agit d'un écrivain qui manie les mots de façon extrêmement virtuose.
Les essais d'auteurs évoquant leurs lectures sont visiblement dans l'air du temps puisque un certain livre d'Alberto Manguel vient de paraître. Il s'intitule La Cité des mots et raconte ses expériences de lecteur.
Cher Edwood,
je vous remercie d'avoir pris le temps de venir sur ces pages pour nous écouter et nous faire part de vos commentaires. Linda Lê est un de nos auteurs cultes et nous aimons beaucoup son œuvre. Je puis vous assurer que cet opus nous a littéralement enchantés et que Linda Lê touche ici un point incandescent de sa pensée et de son rapport aux livres.
Quant à Alberto Manguel, Carole a déjà eu l'occasion de le chroniquer. Cette Cité de mots nous est parvenue en service de presse, et nous devrions pouvoir bientôt vous en parler.
Cordialement,
Nikola...
Très agréable à écouter ce duo qui commente "Au fond de l'inconnu" de Linda Lê dont je possède le petit volume autour de Marina Tsvétaïéva, cette extraordinaire poètesse au destin non moins douloureux, une très puissante poèsie qui a su me toucher.
Vous citez aussi Robert Walser, non moins terrible existence, une agonie bouleversante... Je n'ai lu qu'un extrait de "Blanche Neige", cela suffit à donner la dimension de cet auteur.
Quant à René Crevel, "Mon corps et moi", paru en 2008 à la petite bibliothèque des Ombres, est totalement empoignant, la force douloureuse est écorchure, la simplicité poétique atteint des sommets qui touchent l'intime, et quelle modernité!
Chère Hécate,
merci à vous.
Linda Lê, Marina Tsvétaïeva, Robert Walser, René Crevel, autant d'êtres et d'écrivains qui ont su dire l'étrangeté d'être au monde, et dont les poétiques, pourtant différentes, savent nous toucher intimement. Je suis heureux de vous voir partager avec nous les joies incommensurables de la lecture.
Cordialement,
Nikola...