Paludes 517 du vendredi 6 mars 2009
Par Nikola le vendredi 6 mars 2009, 12:43 - Emissions - Lien permanent
Au programme, deux lectures (Alberto Manguel, Alberto Ongaro) et l'Arrache-Coeur 293 (B. S. Johnson, Jean-Pierre Martinet, Gilbert Keith Chesterton, Algernon Charles Swinburne, Stéphane Audeguy), à écouter sur cette page.
LECTURES:
- La Bibliothèque, la nuit (The Library at Night, 2006) d'Alberto MANGUEL, traduit de l'anglais, Canada, par Christine Leboeuf, éd. Actes Sud, 2006; rééd. coll. Babel, 2009: Lecture par Carole (L'ouvrage a été présenté ici.)
- La Partita (1986) d'Alberto ONGARO, traduit de l'italien par Jean-Luc Nardone et Jacqueline Malherbe-Galy, éd. Anacharsis, 2009: Lecture par Nikola... (L'ouvrage a été présenté ici.)
ARRACHE-COEUR 293:
Albert Angelo (1964) de B. S. JOHNSON,
traduit de l'anglais par Françoise Marel, éd. Quidam, coll. Made in Europe, 2009:
A noter, la parution de Ceci n'est pas une fiction. Les romans vrais de B. S. Johnson de Vanessa Guignery, éd. PUPS, 2009
La Grande Vie (1979) de
Jean-Pierre
MARTINET, éd. L'Arbre Vengeur,
2006
Présentation par Nikola...
L'Assassin modéré (The
Moderate Murderer, 1929) de Gilbert Keith
CHESTERTON, traduit de l'anglais par Lionel Leforestier, éd. Le Promeneur, coll. Le Cabinet des lettrés,
2008:
La Fille du policeman
(1964) d'Algernon
Charles SWINBURNE, éd. Ombres, coll. Petite Bibliothèque, 2007:
In Memoriam (2009) de Stéphane
AUDEGUY, éd. Le Promeneur, coll. Le
Cabinet des lettrés, 2009:
Commentaires
Même si mon credo ressemble plus à "vivre le plus possible pour souffrir le moins possible" je me suis sentie extrêmement proche de la désespérance de Martinet lors de la lecture de Jérôme, ouvrage dont je suis très impatiente de lire ta critique, Nikola. L'Ombre des Forêts m'avait déjà conquise. Je pense, après ta présentation, que La Grande Vie est de la même veine que Jérôme, je crois y déceler la même détresse dont l'antidote serait, comme tu le signales fort justement, cet humour noir propre à l'auteur. On doit absolument parler de JP Martinet autour de nous!
A bientôt!
Chère Timo,
je crois effectivement que l'année 2008 aura marqué, avec la reparution de Jérôme et d'autres titres, la résurrection de Jean-Pierre Martinet. Il est à espérer que son nom et son oeuvre sauront toucher un plus vaste public, et c'est à cet objectif que Paludes travaille également. Mais ne nous y trompons pas: il appartient à cette catégorie d'écrivains dont les textes, par leur extrémisme et leur lucidité, demandent à leurs lecteurs un bonne dose de courage. Et pourtant, une fois qu'on y a pénétré, quels bonheurs n'y éprouve-t-on pas?
Merci de ton commentaire. Amitiés,
Nikola...
Bien agréable de découvrir un autre côté du poète Swinburne, autant ai-je aimé sa poésie (connue grâce à une personne qui la détestait et croyait m'en dégoûter!!!), autant suis-je demeurée en dehors de son roman "Les contre-feux de l'amour". Mauvais moment peut-être pour le lire; ce sont des choses possibles...
En plein printemps de la Poésie, je profite de cela pour vous demander s'il existerait une édition qui aurait publié celle d'Iwan Gilkin. Je viens de glisser sur mon "Fil d'Archal" un texte à son éloge. Depuis de nombreuses années je cherche son oeuvre poétique, me désolant de n'en avoir que des fragments. Suis-je passée à côté par inadvertance? ...
Comme je découvre que l'on vous doit l'édition de G.Wittkop, "Chaque jour est un arbre qui tombe", je voulais vous remercier au nom de la littérature pour toute cette passion des livres. Et aussi de m'avoir encouragée à vous rejoindre sur la toile (en modeste proportion bien sûr).
Bien amicalement vôtre
Hécate
Chère Hécate,
je vous remercie de votre passage sur cette page.
Très honnêtement, je dois avouer ma complète méconnaissance d'Iwan Gilkin, et je vous remercie de me faire connaître ce nom. Je serais donc bien en peine de vous renseigner sur son œuvre publiée. Quant à Swinburne, je ne connais que son œuvre en prose, notamment le merveilleux Lesbia Brandon. Contrairement à vous, Les Contre-feux de l'amour ont su me plaire, bien que je leur reconnaisse une forme plus traditionnelle.
Je suis heureux que Le fil d'Archal s'étende de plus en plus sur la toile. Et j'espère que vous continuerez de tisser vos critiques sur ce qui nous tient tous à coeur ici: la littérature.
Cordialement, Nikola...
Nikola,
Merci de faire vivre sur le net l'oeuvre de Gilbert Keith Chesterton, découverte grâce à la bibliothèque de Babel, une bien belle collection soit dit en passant.
Hécate, j'ai jeté un oeil distrait à votre blog sur lequel je vais m'attarder plus longuement très bientôt.
Cher Nikola,merci de me répondre à propos d'Iwan Gilkin, je sais que c'est très difficile, mais Paludes recelle des perles alors...
J'ai les textes poétiques de Swinburne, ils sont très puissants; parus chez Corti dans la Collection Romantique numéro 27 en 1990.
J'ai énormément aimé lire "Lesbia Brandon".
Merci encore à vous pour tout.
Hécate