Paludes 525 du vendredi 15 mai 2009
Par Nikola le vendredi 15 mai 2009, 12:48 - Emissions - Lien permanent
Au programme, deux lectures (extraits de Lexique nomade, Juliet), et l'Arrache-Coeur 301 (Wittkop, Juliet, Dao-Pailler), à écouter sur cette page.
LECTURES:
- Lambeaux (1995) de Charles JULIET, éd. P. O. L., 1995; rééd. coll. Folio, 1997: Lecture par Carole
- Lexique nomade, recueil collectif de textes, abécédaire publié dans le cadre des Assises du roman 2009 organisées par Le Monde et la Villa Gillet, éd. Christian Bourgois, coll. Titre 95, 2009: Lecture par Nikola...
ARRACHE-COEUR 301:
Les Rajahs blancs (1986) de Gabrielle WITTKOP, éd.
Presses de la Renaissance, 1986; rééd. Verticales, 2009:
Lambeaux (1995) de Charles JULIET, éd. P. O. L., 1995; rééd. coll. Folio, 1997:
§iamoises (2009) de Patrick
DAO-PAILLER, éd. Le Vampire actif,
coll. Les Séditions, 2009:
Commentaires
Retrouver chez vous, cher Nikola, ce texte de Patrick Dao-Pailler que nous avons porté pendant des mois pour le faire exister et qui plus est au milieu de ces deux extraordinaires figures des lettres que sont Gabrielle Wittkop et Charles Juliet, est pour nous un inestimable honneur. Nous attendons avec émotion de pouvoir écouter votre présentation qui à l'heure où j'écris n'est pas encore en ligne

Vous évoquez, de plus, ce même jour "Le lexique nomade", une pétillante publication sortie à l'occasion des 2è Assises Internationales du Roman à Lyon l'an dernier. Les 3è commencent le 24 mai prochain. Inutile de préciser que j'attends cela avec impatience, que je vais aller traîner mes canines aux Subsistances pendant toute la durée de cet incroyable événement et en parler sur le Vampire Ré'actif
Amitiés,
Irma Vep
Chère Irma Vep,
je vous envie ces réjouissances lyonnaises, et je suis curieux de vous entendre évoquer ces prochaines Assises du roman. Toutes dents sorties, gorgez-vous du sang frais de la littérature et distillez-en la quintessence à nos yeux attentifs!
Amicalement,
Nikola...
Nikola, encore une fois je suis tout à fait de votre avis, émettant un petit bémol sur cette seconde partie(la fin principalement) qui ne remet absolument pas en cause la qualité de l'oeuvre. Le thème du double est évoqué de façon très riche et subtile. J'ai passé un excellent moment en compagnie des siamoises.
Karine, j'attends vos détours lyonnais avec beaucoup d'intérêt.
Merci Nikola pour cette passionnante critique des Rajahs Blancs! Tu me donnerais presque envie de le relire une 3ième fois!!! :-). Il est certain que Gabrielle eut une sympathie particulière pour James, pour sa beauté, son charisme et son "secret essentiel". J'ai récemment découvert l'existence de deux ouvrages consacrés aux Rajahs Blancs de Bornéo (dont un, de Nigel Barney consacré exclusivement à James Brook et paru en 2007, l'autre, de Bob Reece parut en France en 2004). Il serait intéressant de savoir dans quelle mesure ils se sont peut-être inspirés du livre de GW (1ère parution en 1986.)!!!
Amitiés,
Timo
Merci, Timo, de ces précisions. Carole m'avait signalé le Nigel Barney, mais je ne connaissais pas l'autre. Il serait en tout cas curieux de savoir si Les Rajahs blancs font partie de leur bibliographie. C'est aussi l'occasion de vérifier, une nouvelle fois, combien les oeuvres de Gabrielle vont puiser leurs sources dans des événements le plus souvent anglo-saxons, soulignant le caractère d'expatriée que son emménagement en Allemagne devait lui procurer.
Amitiés,
Nikola...
Bonsoir Nikola,
Je reviens par ici pour vous remercier de la chronique très fine que vous avait faite de §iamoises de Patrick Dao-Pailler et j'ai été très contente de constater que la mention de la petite définition de la 4è de couverture ne vous avait pas échappé!
En ce qui concerne la seconde partie du roman, je me souviens, dès la première lecture du tapuscrit, l'avoir perçue comme une espèce de reflet inversé (comme dans un miroir) de la première. J'avais aimé (et j'aime toujours!) cette impression déstabilisante que cela avait créé en moi. Les jeux de reflets sont nombreux dans le texte de P. Dao-Pailler, et les énigmes aussi. Par exemple, ce terme étrange "Afnodern" qui vient comme ça, innocemment dans le texte au début est une espèce de "Rosebud" diabolique... On le voit tout au long de l'ouvrage sans s'en rendre compte et c'est à la seconde lecture que l'on met en lien des éléments...! Tout est aussi affaire d'interrogation sur la véracité des propos tenus par les deux sœurs, de questionnement sur la tangibilité du réel, de la frontière entre ce réel et le virtuel (on pourrait d'ailleurs se poser la même question que pour Lucy et Adina : où s'arrête l'un et où commence l'autre?...) A méditer
Amitiés,
Irma Vep