Paludes 540 du vendredi 6 novembre 2009
Par Nikola le vendredi 6 novembre 2009, 13:54 - Emissions - Lien permanent
Au programme, deux lectures (Dezsö Kosztolanyi, Antoine Volodine) suivies de l'Arrache-Coeur 316 (Hubert Haddad, Antoine Volodine, Robert Alexis), à écouter sur cette page.
LECTURES:
- Kornél Esti (1936) de Dezsö KOSZTOLANYI, traduit du hongrois par Sophie Képès, éd. Cambourakis, 2009: Lecture par Nikola...
- Un navire de nulle part (1986) d'Antoine VOLODINE, éd. Denoël, 1986; rééd. coll. Des heures durant, 2003: Lecture par Carole
ARRACHE-COEUR 316:
Géométrie d'un rêve (2009) de Hubert HADDAD, éd. Zulma, 2009:
Un navire de nulle part (1986)
d'Antoine VOLODINE,
éd. Denoël, 1986; rééd. coll. Des heures
durant, 2003:
Le premier texte, Biographie comparée de Jorian Murgrave, a été présenté dans l'émission 539, à écouter ici.
U-Boot (2009) de Robert ALEXIS, éd.
José Corti, 2009:
Commentaires
Cher Nikola,
Je connais mal l'ensemble de son travail mais suis tombée, il y a
2 ans je crois, en syncope devant cela http://www.zulma.fr/livre-le-nouvea...
et la suite http://www.zulma.fr/livre-le-nouvea...
Je n'ai pas encore eu l'occasion de me plonger dans "Géométrie d'un rêve" de Hubert Haddad qui me fait de l'œil depuis un moment à chacun de mes passages en librairie
Cela se dévore ou se picore, se relit selon l'humeur du moment. C'est riche, intelligent, généreux et drôle aussi (il y a toute une partie dans le premier ouvrage sur les dérives délirantes de la traduction avec un passage martyre de "Madame Bovary" -décidément ;-)-traduit en anglais retraduit en français retraduit en... on arrive à un texte au final qui n'a de Flaubert qu'un souvenir à peine perceptible... En plus ce sont de très beaux objets-livres, ce qui rajoute au plaisir de la lecture. Mais peut-être connais-tu déjà ces ouvrages!
Avec toute mon amitié,
Irma Vep
Merci beaucoup, Irma, pour ton commentaire! Je connais effectivement ces deux ouvrages. Il en fut question lors du passage de Hubert Haddad à Lille le 29 octobre. Ce sont de très beaux livres, riches, amusants, passionnants. Tu fais bien de les mentionner pour nos auditeurs et lecteurs.
Amicalement,
Nikola...
Hubert Haddad a su créer un univers envoûtant dont on aurait tort de se détourner, tant pour l'écriture que pour les secrets qu'il recèle.
Ses nouveaux magasins d'écriture reviennent me tenter par le biais de la suprême tentatrice.
Bonsoir Edwood.
Merci de venir nous rendre visite! Tu sais combien les conseils d'Irma Vep sont de subtils pièges de jouissance.
Amicalement,
Nikola...
Cher Nikola, j'ai écouté avec beaucoup d'attention votre chronique du dernier roman de Robert Alexis "U-BOOT", et vos recherches pertinentes sur le sous- marin 823 témoignent non seulement de la qualité de vos avis, mais également de l'attrait que vous portez à cet auteur depuis "La robe". Comme vous le savez, je suis les parutions de cet écrivain et même si je n'ai rien écrit sur "Flowerbone", je l'avais lu.
Il m'est bien intéressant de découvrir le ressenti qui est vôtre, venant après mon article sur le fil d'archal, cela élargit mon regard porté sur ce roman. Merci pour tout ce travail qui est vôtre sur notre chère littérature dans son sens le plus large. Je vous souhaite bon courage, et merci d'être là pour tous ces livres à découvrir .
votre Hécate
Chère Hécate,
je savais qu'en évoquant Robert Alexis, vous finiriez par vous manifester, et je vous suis très reconnaissant de prendre le temps d'écrire un commentaire sur le blog. Il est certain que cet auteur m'intrigue depuis son premier texte et, jusqu'à présent, chacune de mes lectures a confirmé cet attrait initial. U-Boot ne faillit pas à la règle. Mais ce n'est pas à vous, véritable passionnée, que je vais révéler les charmes subtils de Robert Alexis.
Nous œuvrons tous deux, chacun dans nos demeures respectives, à la défense de cette littérature qui nous émeut tant. Du Fil d'Archal à l'arrachage paludéen, c'est une seule et même passion qui nous fait agir.
Cordialement,
Nikola...
Nikola,
Tes recherches historiques sont très enrichissantes afin de mieux comprendre l'enjeu de l'oeuvre et en particulier sur sa conclusion.
Il y a une sorte d'irréalité qui plane dans ce sous-marin fantôme.
Je trouve aussi qu'il ne s'agit pas du meilleur Robert Alexis, assurément. Cependant, son écriture lui permet de surnager à contre-courant de la littérature actuelle.