Paludes 549 du vendredi 5 février 2010
Par Nikola le vendredi 5 février 2010, 13:12 - Emissions - Lien permanent
Au programme, deux lectures (Salinger, Volpi) suivies de l'Arrache-Coeur 325 (Coe, Volpi, Schuhl), à écouter sur cette page.
LECTURES:
- L'Attrape-cœurs (The Catcher in the Rye, 1945) de J. D. SALINGER, traduit de l'anglais, USA, par Annie Saumont, éd. Robert Laffont, 1986; rééd. Pocket, 1994: Lecture par Nikola...
- Le Jardin dévasté (El jardin devastado, 2008) de Jorge VOLPI, traduit de l'espagnol, Mexique, par Gabriel IACULLI, éd. du Seuil, 2009: Lecture par Carole
ARRACHE-COEUR 325:
B. S. Johnson, histoire d'un éléphant
fougueux (Like a Fiery Elephant: The Story of B. S. Johnson,
2004) de Jonathan COE,
traduit de l'anglais par Vanessa Guignery, éd. Quidam, coll. Made in Europe, 2010:
Le Jardin dévasté (El jardin
devastado, 2008) de Jorge VOLPI, traduit de l'espagnol, Mexique, par
Gabriel Iaculli, éd. du Seuil,
2009:
Entrée des fantômes (2010) de
Jean-Jacques
SCHUHL, éd. Gallimard, coll.
L'Infini, 2010:
Commentaires
Nikola,
Tu nous offres une chronique très enrichissante de BS Johnson, Histoire d'un éléphant fougueux qui me donne définitivement envie de découvrir son oeuvre.
Quand j'entends Johnson renier l'importance de l'imagination en littérature, je me pose des questions sur la partie mystique de sa vision que tu évoques à la fin de ta chronique.
Distinguait-il l'imagination purement humaine, aléatoire et l'illumination extraordinaire, aiguillée par des puissances mystiques?
Cher Edwood,
cette biographie de Johnson par Coe, aussi improbable m'ait-elle paru au départ, m'a véritablement soufflé. Jonathan Coe parvient à saisir, même fugitivement et dans l'incertitude de l'hypothèse, des "vérités" que je n'aurais jamais imaginées chez cet écrivain. Ce déni de l'imaginaire, si éloigné de ma vision personnelle, s'éclaire de dimensions spirituelles extrêmement troublantes, qui ne remettent d'ailleurs nullement en question les impératifs littéraires de Johnson.
Je songeais à ta question et me disais que, pour Johnson, l'expérience mystique de la rencontre avec la déesse blanche de Robert Graves, ou la "manipulation à distance" orchestrée par Michael Bannard, n'étaient pas des événements imaginaires. Ils sont, avec toute la densité du réel. Il n'y a donc pas de contradiction mais une simple extension du principe de "réalité" à des phénomènes que nous qualifierions d'imaginaires à tort.
Mais le mieux est encore que tu ailles y voir par toi-même, grâce aux éditions Quidam, dont je ne vanterai jamais assez la qualité et le travail exceptionnels.
Amicalement,
Nikola...