Paludes 557 du vendredi 16 avril 2010
Par Nikola le vendredi 16 avril 2010, 12:56 - Emissions - Lien permanent
Au programme deux lectures (Karinthy, Vila-Matas) suivies de l'Arrache-Cœur 333 (Hilsenrath, Vila-Matas, Szép), à écouter sur cette page.
LECTURES:
- Danse sur la corde (Köteltanc, 1923) de Frigyes KARINTHY, traduit du hongrois par Françoise Jarcsek-Gal, éd. POF, 1985; rééd. Cambourakis, 2010: Lecture par Nikola...
- Dublinesca (2010) d'Enrique VILA-MATAS, traduit de l'espagnol par André Gabastou, éd. Christian Bourgois, 2010: Lecture par Carole
ARRACHE-CŒUR 333:
Le Nazi et le barbier (Der Nazi
und der Friseur, 1971 en langue anglaise) d'Edgar HILSENRATH, traduit
de l'allemand par Jörg Stickan et Sacha Zilberfarb, éd. Attila, 2010:
Sortie en poche de Fuck America, du même auteur, présenté ici.
Dublinesca (2010) d'Enrique VILA-MATAS,
traduit de l'espagnol par André Gabastou, éd. Christian Bourgois, 2010:
Perdre des théories, du même auteur et paru en même temps chez Christian Bourgois a été présenté ici par Carole.
L'Odeur humaine
(Emberszag, 1945) d'Ernö SZÉP, traduit du hongrois par Marc Martin,
éd. Cambourakis, 2010:
Présentation du livre sur le blog des Mardis hongrois de Paris
Commentaires
Je n'ai pas encore lu le livre d'Ernö Szép mais, en dehors de l'intérêt littéraire - car il ne faut pas oublier qu'il fut une figure majeure de la littérature hongroise avant la guerre -, il nous permet de mieux comprendre l'histoire politique de ce pays. J'aimerais citer ici un extrait du discours de Simone Veil à l'ONU le 29/01/2007 à la mémoire des victimes de l'Holocauste: ".....Notre sort n'a pas été le pire. Aux mois d'avril et mai 1944, quatre cent trente-cinq mille juifs sont arrivés de Hongrie; pour faciliter leur extermination, on avait prolongé la voie ferrée à l'intérieur du camp, au plus près des chambres à gaz; dès leur descente des wagons, la plupart y ont été conduits....C'était une vision d'horreur. C'est ce que j'ai vu de pire. Je pense encore souvent à eux...".
Merci beaucoup, Timo, pour ce témoignage sur la situation des Juifs de Hongrie à leur arrivée dans les camps. Sans atteindre cette horreur (Szép a été emmené en camp de travail et est revenu ensuite à Budapest), L'Odeur humaine nous laisse cependant deviner les miasmes de cette époque. Il offre surtout le portrait étonnamment sensible et digne de cet écrivain face à la barbarie humaine.
Amitiés,
Nikola...